Ju-Jitsu

« Technique de souplesse », « art doux » ou encore « méthode permettant d’utiliser au mieux la souplesse »… Ce sont les significations du fameux ju-jitsu : un art martial venant du Japon et qui a donné naissance au judo.

En France, le ju-jitsu fait partie de la Fédération française de judo et disciplines associées. Technique de self-défense, il regroupe des techniques de combat qui furent développées par les samouraïs pour se défendre lorsqu’ils étaient désarmés.

« On peut classer ces techniques en trois catégories principales : technique de frappe, de projection et de contrôle afin de maîtriser un adversaire. Cela permet de maîtriser tous les aspects du combat en corps à corps. « Ju » pour souplesse et « Jitsu » pour technique. En fait le judo est une partie du ju-jitsu », précise Patrice Crété, le président du judo-club.

C’est en 2004 que les premiers cours de ju-jitsu ont fait leur apparition au sein du judo-club. On y trouve d’anciens judokas et des personnes n’ayant jamais pratiqué d’arts martiaux : « Ils viennent tout simplement apprendre des techniques de défense. Il s’en suit une bonne séance où l’on fait travailler les abdos et la relaxation. »

source : Ouest-France / Bretagne / Rennes / L’Hermitage / Archives du mercredi 04-01-2012

Qu’est-ce que le Ju-jitsu ?

Le ju-jitsu, ou jūjutsu ou encore jiu-jitsu (柔術, jūjutsu?), regroupe des techniques de combat qui furent développées durant l’ère féodale du Japon par les samouraïs pour se défendre lorsque l’on est désarmé. Ces techniques sont parfois classées en trois catégories principales : atemi waza (technique de frappe), nage waza (technique de projection) et katame waza (technique de contrôle) afin de maîtriser un adversaire.

En japonais, jūjutsu (柔術?) signifie littéralement « technique de souplesse » ou « art doux » ou encore « méthode permettant d’utiliser au mieux la souplesse ». « Jū » pour souplesse et « Jutsu » pour technique. Il existe diverses transcriptions phonétiques approximatives ce qui explique les différentes orthographes. L’orthographe ju-jitsu est la plus utilisée dans la littérature francophone, bien que cela ne corresponde pas à la consonance.

Le terme générique « ju-jitsu » cache une réalité historique bien plus complexe : en effet, il n’a jamais existé une discipline unique et strictement définie correspondant à ce terme, réalité qui correspond au caractère vague de cette désignation « technique/art de la souplesse ». Il s’agissait de la discipline de combat sans armes, partie intégrante du programme enseigné par chacune des nombreuses écoles japonaises (les ryu), qui ont peu à peu périclité à la fin de l’ère féodale. Ce que l’on appelle couramment « ju-jitsu » désigne aujourd’hui soit un enseignement bien spécifique à une école particulière (il s’agit d’une pratique minoritaire, et dans ce cas, il est précédé du nom de l’école en question), soit un enseignement regroupant des techniques héritées de ces écoles et transmises au début de l’ère moderne voire après la Seconde Guerre mondiale à un plus large public, grâce au travail de recensement et de conservation des techniques commencé dès la fin du xixe siècle.

Au début du xxe siècle, des personnes se sont inquiétées de la disparition de ce savoir, due à la modernisation de l’armée, et ont collecté les techniques de différentes écoles (ryū Ha) de ju-jitsu pour en faire une pratique moderne, adaptée aux besoins de la nouvelle société ; ainsi, naquirent le judo, dont les composantes viennent en majorité de l’école Kito (Kito-ryu), l’aïkido, émanation plus tardive de l’école Daito (Daito-ryu), ou plus récemment le jiu-jitsu brésilien, né de l’évolution d’une variante de judo (Kosen), elle-même instruite par l’école Fusen (Fusen-ryu). Véritable nébuleuse à l’origine de constructions plus ou moins récentes, le ju-jitsu est à juste titre souvent qualifié d’« art mère ».

Bien que le ju-jitsu ne soit pas à l’origine du karaté, qui est une technique okinawaienne et chinoise, on en retrouve plusieurs similarités avec certaines anciennes formes de combats pratiquées sur les archipels des Ryūkyū. Bien avant l’avènement du Tode à Okinawa et dans l’archipel des Ryūkyū, les insulaires pratiquaient déjà une forme de « yawara » d’où découlent le ju-jitsu et le taijutsu. Le taijutsu et le ju-jitsu de cette époque étaient indissociables encore de cette forme de « yawara ». Ce taijutsu était une méthode de combat jalousement gardée secrète par la famille royale des îles Ryūkyū, les « Motobu ». C’était une méthode ancienne et incluse dans un style de Ryūkyū Kenpō qui était connue sous le terme « Udun Ti ». Elle porte aujourd’hui le nom de Motobu Ryū.

 

 

 

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